n°41: Calédoniens. Répertoire bio-bibliographique de la Nouvelle-Calédonie
   P. O'Reilly. Paris, 1979, Prix: 25,92 €

PREFACE

La première édition de cet ouvrage était parue en 1953 à l'occasion du Premier Centenaire de la présence Française en Nouvelle-Calédonie. Il s'inscrivait dans la liste des publications destinées à apporter une lumière nouvelle sur la Grande Terre. Il s'agissait alors de dresser un répertoire des "personnalités" calédoniennes, de tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, avaient contribué, au cours de ce premier siècle d'insertion dans l'histoire mondiale, à "faire" la Calédonie. Et donc, tout d'abord, aux familles de colons, de commerçants, d'industriels, de mineurs et de marins venues s'installer en Calédonie et y ayant fait souche; à toutes les personnalités qui, à titre épisodique, ont contribué à la prospérité de l'archipel, à sa meilleure connaissance ou à son rayonnement extérieur: administrateurs, savants, ingénieurs, voyageurs, médecins, missionnaires, etc. Les anciens combattants de la première et de la Deuxième Guerre mondiale avaient évidemment trouvé une place toute particulière dans ce Répertoire. On avait aussi songé à faire mention des principales familles de chefs calédoniens. L'ouvrage comportait environ un millier de notices familiales et mentionnait 3 000 personnes. Il avait demandé trois années de recherches et fut tiré à 1650 exemplaires. Ils sont depuis longtemps épuisés. Ayant eu l'occasion de passer quelques mois en Calédonie, à cheval sur les années 78-79, il me parut alors possible de mettre au point ce travail. Hôte du presbytère de la cathédrale, j'ouvris donc mes enquêtes. C'était un travail assez délicat. Il est difficile de reprendre en sous-œuvre une construction achevée, d'ajouter un étage ou deux à un édifice. Pour bien faire, il aurait fallu revoir une par une les notices des personnes qui figuraient dans la première édition. La chose n'était pas aisée. Certains obstacles vinrent se mettre en travers du chemin. Force m'a donc été de m'intéresser plutôt à de nouvelles personnalités avec lesquelles il était facile d' avoir des contacts directs. On ne m'en voudra pas trop. Après avoir ratissé de mon mieux le grand Nouméa, J'ai pu aussi, grâce à quelques voyages à l'intérieur de l'île, aller rendre visite à des personnalités de la brousse et en rapporter plusieurs centaines de notices - 433 exactement - qu'on trouvera à leur ordre alphabétique dans cet édition. A analyser ce score, constatons que, pour environ 120 jours de présence dans l'île, cela représente la mise sur pieds de deux notices quotidiennes, ce qui est un tableau de chasse parfaitement honorable ! Que cette nouvelle édition s'en aille donc porter en de nombreux foyers calédoniens une meilleure connaissance des leurs et y maintenir le sens de la tradition familiale. Merci, en achevant cette préface, à tous ceux qui, de loin ou de près, consentirent à m'aider. Bien des noms se pressent à ma mémoire. Écrémons ces réminiscences. Citons le R.P. Jean-Yves Riocreux, curé de la Cathédrale de Nouméa, Albert Etuvé, secrétaire à l'Assemblée Territoriale à qui rien de ce qui concerne le personnel politique de la Nouvelle-Calédonie n'est inconnu, de même que Simone Drémon, secrétaire de la mairie de Bourail n'ignore rien de ce qui a trait à sa région. Merci à Bernard Brou, à Georges Pisier et à André Legras, trois bons connaisseurs de l'histoire locale de la Grande Terre d'aujourd'hui et coopérateurs efficaces ; au pasteur Raymond Leenhardt généreux pourvoyeur de notices protestantes. Merci à Mme Hélène Colombani qui a bien voulu me laisser ouverte, à temps et contre temps, la porte de sa bibliothèque ; à Max Shekleton ami aussi érudit que complaisant, aux rares moments que lui laissent ses voyages... Et pour terminer cette liste, merci au cher Père Gaston Barbault, aumonier de Ducos, toujours prêt à se dévouer pour résoudre les trop nombreux problèmes posés par la biographie de certaine familles et auquel je n'ai jamais fait appel en vain. A tous, ce livre doit d'exister tel qu'il est. Qu'ils trouvent ici le témoignage reconnaissant de ma sincère gratitude. Patrick OREILLY